La CGT, un syndicalisme à l’école de l’éducation populaire

Souffrance au travail, harcèlement… Le SNPJS-CGT est convaincu que la lutte contre ces fléaux du quotidien professionnel ne doit pas être seulement traité dans un rapport de force avec l’administration. Nous considérons que cette bagarre gagne à être couplée avec un travail d’éducation populaire et de conscientisation mené directement auprès des agent-e-s. D’où un cycle de conférences organisé conjointement avec nos camarades de l’administration centrale.

La CGT organise depuis janvier un cycle de débats / conférences et de projections de films, très axés sur les conditions de travail et la souffrance au travail, car ce sujet est malheureusement d’actualité dans nos ministères. Vous avez ainsi pu suivre la conférence / débat « service public mon amour » avec Julie Gervais, politologue à l’université Paris 1 et une autre intitulée « quand le travail rend malade » avec Danièle Linhart. Nous avons été convaincus par la qualité et l’intérêt des interventions et des échanges et nous poursuivrons donc dans cette voie. La prochaine conférence / débat se déroulera le 7 février avec Lise Gaignard, psychologue spécialisée dans la souffrance au travail. Au-delà de cette date nous sommes très atttachés à poursuivre ces conférences-débat sur différents thèmes.

En effet, la CGT, au-delà d’un syndicalisme d’action et d’accompagnement, a une longue tradition d’école de formation, d’éducation populaire, pour amener le savoir et les sachants au plus près des travailleurs et des travailleuses. Car nous sommes convaincus que le savoir, la connaissance et la conscience sont nécessaires à l’émancipation. Nous sommes convaincus que cette riche histoire qui est celle de notre syndicat sur ce plan doit absolument être poursuivi. Nous sommes convaincus que cette tâche est d’autant plus importante qu’avec la fin des idéologies, les écoles philosophiques et intellectuelles disparaissent peu à peu de notre champ et que nous sommes de plus en plus soumis à l’auto-éducation numérique. Si celle-ci apporte beaucoup de facilité à l’accès à la connaissance, elle ne permet pas l’échange, le débat contradictoire, la finesse d’analyse qu’apporte la co-construction des savoirs.

Dans un monde où les grands mouvements d’éducation populaire sont traversés par de profonds bouleversements, et parfois désorientés, fidèle à notre histoire et nos valeurs, notre syndicalisme persiste à apporter sa pierre à l’édifice fissuré de l’accès au savoir pour vous, pour nous, pour l’émancipation individuelle, pour la lutte collective contre l’arbitraire et l’oppression capitaliste.

 

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